"C’est une crise sanitaire et sociale. Et ce sont les plus vulnérables qui paient à nouveau le prix fort !"
Dans l’attente d’un plan interfédéral, les communes, les mutualités et les associations mettent en place différentes initiatives pour protéger les personnes vulnérables lors des épisodes de canicule. Parmi celles-ci figurent des appels téléphoniques, des visites à domicile et des rappels des gestes essentiels pour prévenir les risques liés à la chaleur. Toutefois, ces actions restent encore peu structurées.
La Belgique pourrait s’inspirer du modèle français, où un registre communal des personnes vulnérables permet d’identifier plus facilement les personnes fragiles en cas de fortes chaleurs. En Wallonie, un tel registre n’existe pas encore, même si plusieurs communes ont déjà mis en place des dispositifs similaires sur base volontaire.
Christine Mahy, secrétaire générale et politique du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, rappelle que « C’est une crise sanitaire et sociale. Et ce sont les plus vulnérables qui paient à nouveau le prix fort », soulignant que les personnes âgées sont particulièrement exposées aux effets de la chaleur en raison de logements souvent inadaptés et des risques de déshydratation.
Elle insiste également sur la nécessité d’un accompagnement adapté : « On entend souvent le discours sur la volonté du maintien à domicile des personnes âgées, mais il faut les conditions pour », avant d’ajouter : « La solidarité du voisinage, c’est super que ça existe, mais il faut qu’il y ait un dispositif à mettre en place en cas de canicule couplée à des périodes de vacances. »