"Le logement est un droit, pas une marchandise !"
Ce 17 juin 2026, Amandine Poncin, animatrice politique au Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, était l’invitée de « L’accent » pour parler de l’accès au logement.
Comme le rappelle Amandine Poncin, pour le RWLP ainsi que pour d’autres acteurices de terrain, « nous sommes dans une crise endémique du logement ». En Wallonie, de nombreux ménages vivent des situations de trop cher logement, de mal logement ou de non logement. Ces différentes réalités ont des conséquences importantes sur la facture énergétique, la santé, le travail, l’accès aux droits et l’ensemble des conditions de vie.
Pour le RWLP, la crise du logement se manifeste notamment par une augmentation des loyers qui dépasse largement l’évolution des salaires et des revenus de remplacement. Pour de nombreux ménages, le loyer ou le remboursement d’un prêt hypothécaire représente aujourd’hui plus de 60 % du budget. Cette situation place les personnes face à des arbitrages permanents. « On est donc face à des choix au quotidien. On se demande ce qui doit être payé en premier et souvent c’est le logement qui y passe », explique Amandine Poncin.
Elle rappelle également que certains ménages occupent des logements de mauvaise qualité tout en connaissant les conséquences que cela peut avoir sur leur santé ou leur quotidien. Le manque de logements accessibles conduit de nombreux ménages à renoncer à un logement de qualité pour préserver un équilibre budgétaire déjà fragilisé.
Cette crise se traduit également par l’allongement des listes d’attente pour un logement public. Il y a quelques années, 39 000 ménages étaient en attente ; ils sont aujourd’hui plus de 45 000.
À côté de ces situations, il y a aussi celles où le droit au logement n’est plus effectif. Amandine Poncin rappelle que le non logement constitue la forme la plus extrême de cette crise et interroge la capacité de garantir à toutes et tous l’accès à ce droit fondamental.