"10 milliards à trouver, qui doit payer ?"

Ce 2 octobre 2026, Christine Mahy, secrétaire générale et politique du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté était l’invitée de Matin Première pour participer à un débat autour du budget fédéral et de la question des 10 milliards d’euros à trouver. Elle était aux côtés de Bruno Fierens, premier membre belge du réseau international Millionnaires for Humanity et Etienne De Callatay, économiste.

Alors que les gouvernements wallon, bruxellois et fédéral se sont réunis ce week-end pour tenter de boucler leurs exercices budgétaires et que le gouvernement flamand vient de s’accorder sur un budget prévoyant 3 milliards d’euros d’économies, plusieurs questions restent en suspens. Comment le gouvernement flamand est-il parvenu à cet accord ? Le gouvernement fédéral s’en inspirera-t-il ?

Ce qu’il faut surtout, pour Christine Mahy, c’est arriver à ce que les gens aient des revenus décents qui ne nécessitent pas de devoir passer par ces aides-là.

« Alors OK, que les aides soient progressives en fonction des revenus, moi je suis favorable. Aujourd’hui, on est plutôt en train de voir qu’on est en train d’accabler les ménages les plus en difficulté. Les gouvernements coupent systématiquement, pour le moment, dans les ménages les plus en difficulté. Et on verra ce qu’il va sortir avec les allocations familiales et on pourra parler de bien d’autres choses qui ont été décidées au fédéral. Donc, pour le moment, ce sont plutôt ceux-là qui morflent et on n’est pas du tout sur le constat de faire en fonction des revenus, on est plutôt à dire “ceux-là, ce sont des profiteurs dans la caisse”. »

« Aujourd’hui, vous pouvez aller faire un micro-trottoir chez les gens qui travaillent ou qui ne travaillent pas mais dont les revenus flirtent avec la pauvreté, ils rament, ils ont difficile de boucler le mois, et ce sont bien eux les méritants d’essayer d’exister malgré ce dont on les accable aujourd’hui. Ça, je pense qu’il faut quand même être clair là-dessus : on est là-dedans pour le moment et on est en train de les accabler tout le temps en disant “ils puisent dans la caisse, c’est la charge de l’État, etc.” On vient d’entendre ici qu’il y en a d’autres qui sont peut-être ceux qui ne sont pas assez contributeurs dans les caisses : les épaules les plus larges. »