Vœux de rue politiques

Prise de paroles de Christine Mahy, secrétaire générale du RWLP lors des vœux de rue politique du Réseau, le 19 janvier 2026

« Ce début d’année – à l’heure des vœux – est particulier : marqué par des manifestations, des mobilisations et des rassemblements divers, reliés, autour d’un même esprit, d’une même volonté :  celle d’une société construite sur la base de la solidarité, des droits et la justice sociale.

C’est la raison pour laquelle le RWLP a choisi d’être sur la place de la station à Namur, devant la gare, alors que nous présentons nos vœux traditionnellement sur la place de l’Ange. Aujourd’hui, 29 janvier, nous voulons être en solidarité avec les cheminots en grève, pour défendre avec eux le service public. Le service public, c’est la richesse de celles et ceux qui n’ont pas de patrimoine, qui démarrent dans la vie à zéro, qui doivent constituer des droits.

Laissons-nous déranger par ces mouvements comme celui des cheminots. Parce que, si on n’est pas dérangés aujourd’hui pour construire les solutions pour demain et garantir les droits à toutes et tous, on perdra définitivement toute une série de droits. Et cette perte accablera davantage encore les plus précaires dans notre société.

Pas de grande sonorisation, aujourd’hui, une tonnelle, quelques boissons chaudes et une animation avec cartons, ficelles et morceaux de bois. Le RWLP veut symboliser le drame que vivent des tas de ménages wallons actuellement. Avec la réforme du chômage, ce lundi, il y a des gens qui auront zéro sur leur compte en banque, qui ne toucheront plus rien. Aux yeux de certains, c’est simple : ces personnes n’ont qu’à aller vers le CPAS. Et un très grand nombre d’entre elles pousse cette porte. Mais d’abord, il faut le temps de traiter leur dossier. Et ensuite, il n’est pas certain qu’elles aient droit à quoique ce soit.

Ce 29 janvier 2026, nous sommes à une fin du mois mais aussi à une faim du mois et à une fin des droits (…) »

Animations accompagnant les vœux : des échelles et des ascenseurs – le mythe de la méritocratie 

« (…) La méritocratie, c’est un mot de vocabulaire qu’on entend beaucoup. Certains parmi nos autorités politiques y voient un modèle de société, prônant le courage individuel, volonté individuelle, chemin individuel, réussite individuelle ; avec une espèce de certitude que tout le monde se fait tout seul. Mais même le plus grand milliardaire ne s’est pas fait tout seul. Soins de santé, routes, études… Notre campagne sur la méritocratie démonte l’idée qu’on se fait tout seul. (…) »