"QR le débat : Qui va payer la facture de la Belgique ?"

Ce mercredi 30 septembre 2026, Christine Mahy, secrétaire générale et politique du Réseau Wallon de Lutte contre la pauvreté était l’invitée de l’émission « QR : le débat » aux côtés de Florence Reuter (députée fédérale MR), Ismael Nuino (député fédéral Les Engagés), Philippe Defeyt (économiste), Alain Vaessen (directeur général de la Fédération des CPAS), Elise Derroitte (vice-présidente de la Mutualité chrétienne), Sabrina Scarna (avocate fiscaliste), Maxime Delaite (directeur de l’ASBL Aidants-proches) et Frédéric Panier (administrateur délégué d’AKT for Wallonia).

Il y était question des mesures d’économie envisagées par le gouvernement fédéral, qui cherche à économiser 10 milliards d’euros d’ici la fin de la législature. Alors que le Premier ministre Bart De Wever envisage de réunir un conclave budgétaire dès la semaine prochaine, plusieurs questions se posent quant aux mesures qui pourraient être adoptées : une éventuelle hausse de la TVA, des économies dans les soins de santé ou encore des réformes touchant les mutuelles. Dans un contexte marqué par la flambée des prix de l’énergie, les discussions ont également porté sur la capacité du gouvernement à continuer de soutenir la population, notamment les ménages les plus précaires.

Christine Mahy y a exprimé ses inquiétudes quant aux orientations du gouvernement et aux conséquences que certaines mesures envisagées pourraient avoir sur la population. Selon elle, plusieurs mesures portées par le gouvernement depuis le début de la législature portent directement atteinte aux droits et compromettent des politiques de prévention pourtant essentielles.

Elle prend notamment l’exemple de l’alimentation des enfants, directement concernée par la réforme du financement des repas scolaires : « Prenons par exemple l’alimentation, la réforme sur le financement des repas à l’école par exemple, c’est directement quelque chose qui agit négativement sur la santé des enfants puisqu’ils n’auront plus accès à un repas chaud et de qualité à midi. »

Le logement constitue un autre enjeu majeur de prévention, alors que le manque d’investissement dans des logements décents peut avoir des conséquences directes sur la santé des personnes. « Le fait de ne pas investir directement dans une politique de logements décents, qui ne rendent pas les gens malades, ça, c’est une politique de prévention qui n’est pas mise en place. »

Elle déplore également les effets de la mise en concurrence des populations, notamment entre travailleurs et chômeurs, qui contribue à instaurer un climat de stress et de tensions.

« Le fait de créer du stress, de la mise en concurrence des populations, les uns envers les autres ; les travailleurs et les chômeurs, etc., ça génère du stress ! Tout ça, ça produit des maladies et des problèmes de santé, et ça, ça coûte un pont ! Donc je ne pense pas que ça soit bien géré que de faire ça. »

Pour la secrétaire générale, les choix politiques ont des conséquences directes sur la santé physique et mentale de la population. Elle rappelle ainsi la responsabilité des politiques et insiste sur la nécessité d’une véritable politique de prévention, qui ne peut se limiter à des campagnes de sensibilisation : « Et il ne faut pas oublier que ce sont les choix politiques que vous prenez qui font que nous allons bien ou pas bien dans notre tête et notre corps. Vous en avez une responsabilité ! Et la prévention, elle est majeure, mais elle ne passera pas par 80 millions de gadgets en disant « manger 5 fruits et légumes par jour. »

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