Lutter contre la pauvreté et réduire les inégalités par les services publics !
Lutter contre la pauvreté, c’est refuser de laisser le marché décider qui « mérite » d’accéder aux droits. C’est affirmer que chaque personne compte, sans condition, sans exception !
Le service public est l’un des plus puissants remparts contre les inégalités :
- Il transforme nos impôts en justice sociale concrète, en accès aux droits, en accompagnement, en dignité.
- Le service public, ce n’est pas qu’un portail numérique : ce sont des humains capables d’accueillir, de comprendre et d’agir.
- Là où il recule, les inégalités avancent. Là où il se renforce, la solidarité devient réelle.
Parce que sans services publics, les droits restent théoriques. Avec eux, ils deviennent vécus, tangibles, accessibles. Ils garantissent la proximité quand tout semble s’éloigner : santé, mobilité, logement, alimentation, emploi décent et utile, enseignement, culture, justice, accompagnement social.
Détruire les services publics, c’est fragiliser l’ensemble des citoyen·nes – et davantage les plus vulnérables. Les renforcer, c’est protéger d’abord celles et ceux qui subissent de plein fouet les crises, les discriminations ainsi que les inégalités.
Le service public, c’est une promesse tenue. Celle de ne laisser personne au bord du chemin. Celle d’une société où le droit à l’aisance n’est plus en option.
Aujourd’hui plus que jamais, nous réaffirmons que le service public est un choix politique. Un choix pour l’égalité réelle, pour la justice sociale, pour l’éradication de la pauvreté. Un choix pour une Wallonie où chacun·e compte.
Le RWLP continue à défendre cette ambition, avec les premiers et premières concernées, pour vous, et grâce à vous.
Retrouvez la retranscription complète de la prise de parole de Christine Mahy
« Ces 23, 24, 25 et 26 novembre 2025, une mobilisation sans précédent de la société civile, du monde associatif, avec les syndicats en front commun syndical. Beaucoup de monde dans la rue. Dimanche, les gens étaient dans la rue à Bruxelles, pour des actions et une manifestation importante, pour dénoncer, en fait, la violence de l’État envers les femmes. En effet, on le voit, une série de mesures qui sont prises aujourd’hui par le gouvernement fédéral vont particulièrement agresser les femmes dans leur statut, dans leur portefeuille, dans leur pension, tout au long de leur vie, si on n’agit pas, si on ne se manifeste pas, si on n’essaye pas de contrecarrer les choses. Beaucoup de monde à cette occasion-là, et heureusement. Parce que ces violences d’Etat, c’est une violence portefeuille, c’est une violence dans les conditions d’existence, à travers les droits, mais c’est aussi une mise en danger de certaines femmes qui peut-être subissent par ailleurs des violences intrafamiliales notamment.
Alors le lundi 24 novembre, ce sont les transports publics qui ont débrayés. Pour nous les TEC ou la SNCB en Wallonie. Pourquoi est-ce que les transports publics ont débrayé pour trois jours ? Ce 24 novembre, c’est le soutien à cette action de l’associatif et des citoyens qui se manifestait.
Alors pourquoi le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté soutient particulièrement cette action.
Parce qu’on sait que l’impossibilité de se déplacer à travers du transport collectif, quand on a le portefeuille plat et qu’on n’a pas de véhicule, ça engendre un non recours à tous les droits parce qu’on ne sait pas y accéder, on ne sait pas aller vers. Cela engendre un isolement, un renoncement à une série de choses. C’est très, très important de doter ces services publics, l’un des moyens de pouvoir travailler valablement avec la population, au bénéfice de la population. Comme c’est très, très important que ces services restent d’une accessibilité facilitée pour les populations. On a l’impression quand même que le prisme se rétrécit autour du tout au digital.
Et puis il faut voir parfois les tarifs pour certaines personnes qui, éventuellement, augmentent. Aujourd’hui, mardi 25 novembre, c’est l’ensemble des services publics qui débrayent. Les services publics, c’est tout ce dont on a besoin tous les jours, c’est le patrimoine des populations les plus pauvres, d’une classe moyenne plus fragile, et c’est le patrimoine de ceux qui doivent rester en situation stable. (…) Nous le défendons becs et ongles. Et nous disons qu’une société bien organisée, c’est une société qui a un service public fort, financé, à qui on accorde du crédit, auquel on accorde la confiance, qui est bien relié aux citoyens à travers des relations humaines tout autant qu’à travers du digital.
Et puis, évidemment, nous serons le 26 en actions, où, au-delà de l’associatif des syndicats, le privé rejoindra cette grève générale, pour dire toute l’inquiétude qu’on a par rapport aux décisions qui sont prises, par rapport à nos gouvernements. Alors, s’il faut faire des efforts collectifs, pour arriver à traverser des périodes difficiles de transformations sociétales comme on en vit, on est évidemment d’accord que tout le monde contribue en fonction de ses possibilités, et pas seulement financièrement. Mais on voudrait quand même beaucoup plus de justice dans la progressivité des contributions qui sont qui sont appelées des vœux du gouvernement, pour arriver à rééquilibrer cette société. On doit se demander où part une partie de l’argent, et est-ce qu’on n’a pas une disproportion très importante qui s’envole dans les poches de ceux qui ont le moins besoin, au détriment des autres ?
Le RWLP est mobilisé pour ça parce qu’il voudrait bien un projet de société qui réussisse. Et on a le sentiment que ce qui nous est proposé sur la table, c’est plutôt un projet de société qui affaiblit, qui rend les choses de plus en plus difficiles, pour les gens, et pas que les plus pauvres, également une classe moyenne pour laquelle le revenu n’est pas plantureux. On se pose la question de savoir où sont tous ces emplois dont on dit qu’ils seraient facile d’accès. On n’est pas contre l’emploi. On a un peu parfois l’impression d’être dans une voiture sans freins et où on ne comprend pas bien les directions qui sont prises. On voudrait un projet qui réussisse par, avec et au bénéfice de tout le monde. »