« Le débatorium, pourquoi ce type de débat ? »

Ce 25 avril 2024 a eu lieu à 20h dans l’auditoire Vauban, à l’Université de Namur, la soirée débatorium où les témoins du vécu militant.es ont pris la parole dans le cadre de la campagne électorale.

A l’initiative du Réseau Wallon de Lutte contre la pauvreté, cet évènement à rassemblé citoyen.nes, acteur.ices associatifs et représentant.es de six partis politiques venus entendre, mais aussi répondre, à celles et ceux qui vivent dans une situation de pauvreté.

Cette soirée n’était pas un débat de plus dans une période électorale déjà dense. Elle constituait une étape essentielle dans une manière de faire de la politique autrement en partant du vécu, de la parole de premières et premiers concerné.es. Les témoins du vécu militant.es ont ainsi partagé leurs expériences, leurs constats mais aussi leurs attentes face aux responsables politiques présents, autour de questions qui traversent leur quotidien.

Au-delà des échanges, ce débatorium s’est voulu un moment de rencontres, d’information et de mobilisation, avec une dimension socioculturelle. Accessible en présentiel mais également retransmis en direct via les réseaux sociaux grâce au soutien de partenaires associatifs, il a permis d’ouvrir largement cet espace de dialogue à toutes celles et ceux qui souhaitaient s’y associer.

Lien vers la vidéo

Retrouvez ci-dessous la retranscription intégrale de la prise de parole de Christine Mahy

« Le 25 avril 2024 est un grand jour pour les témoins du vécu militant×es (TVM) du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté et pour toute son équipe d’ailleurs, ainsi que pour les partenaires. Pourquoi ? Parce que ce soir, vous allez me rejoindre à Namur à 20h dans l’auditoire Vauban, à l’Université de Namur, près de l’Arsenal. Vous allez nous rejoindre très probablement, pour venir avec nous découvrir ce qu’ont à nous dire les témoins du vécu militant×es, dans le cadre de la campagne électorale. Ce qu’elles et ils ont aussi à dire surtout aux six partis politiques qui seront là avec eux sur la scène et les quelques questions sur lesquelles on a envie de les entendre.

Alors pourquoi les témoins du vécu militant×es et le Réseau organisent ce type de débat ? Un des multiples débats qu’il y a dans le cadre de cette campagne. Et d’ailleurs le terrain associatif s’est fortement saisi de débats et on peut s’en réjouir pour la préparation de ces élections. Pourquoi un débat de plus ? C’est une étape. Une étape en fait, dans la manière dont on pratique la politique au Réseau wallon de lutte contre la pauvreté. Puisqu’on a décidé que, dans la logique ascendante de l’éducation permanente, les citoyens avaient le droit de se mêler de ce qui les regarde, c’est-à-dire ce qui regarde leur vie. Il est important que les personnes qui connaissent les inégalités et la pauvreté nourrissent l’autorité politique mais aussi tous les champs sociétaux, de façon à ce que les solutions apportées soient les bonnes, que l’audace soit rendez-vous, que les orientations qui seront prises par le prochain gouvernement soient enfin à la hauteur de la souffrance que vivent les gens lorsqu’ils sont discriminés, lorsqu’ils vivent dans trop peu de tout, lorsqu’ils ne disposent pas des droits nécessaires. Si les témoins du vécu militant×es ne s’en saisissent pas, alors d’autres s’en saisissent pour eux et à leur place. Et ça, ça ne va pas. On voit bien qu’il y a un gap aujourd’hui avec le cheminement des autorités politiques, l’analyse déconnectée du terrain, des organes de consultance qui pensent qu’ils vont révolutionner le monde sans en connaître le terreau. On voit qu’il y a un gap avec tous ces acteurs-là. Et le Réseau essaie de nourrir la réduction de ce gap en disant que la démocratie, c’est donner à tous les citoyens, en fonction de leur particularité, la place qu’ils méritent pour nourrir ce débat. Et la place qu’ils méritent pour nourrir ce débat, ce n’est pas que nourrir le débat, c’est vouloir des résultats. Et donc des décisions qui vont aller dans le sens de changer les choses : réduire les inégalités, éliminer la pauvreté, travailler au partage des richesses, créer une société fondée sur la solidarité. Et la solidarité, ce n’est ni l’assistance ni la charité. La solidarité, c’est comment on s’organise ensemble pour que les ressources soient au bénéfice de tous. Et qu’on ne les consomme pas à titre privé, en les concentrant dans les poches de certains. C’est le débat de ce soir.

Ce sera un moment de partage d’informations. Ce sera un moment qui aura un caractère socioculturel. Et ce sera un moment, on entendra aussi les politiques nous partager leurs visions à partir de quelques questions qui leur seront soumises. Alors, rejoignez-nous.

Bienvenue, on vous attend. Alors, on vous attend de préférence dans la salle, vous l’avez compris, nous aimons le présentiel. Nous avons plus difficile avec le distanciel. Et, c’est comme ça d’ailleurs, qu’on veut cette société de contacts humains pour que les gens puissent accéder à des droits. Toutefois, on comprend que certaines personnes n’ont peut-être pas l’opportunité de se déplacer ou la facilité de se déplacer. Et donc, si vous vous connectez sur la page Facebook du RWLP à 20h, vous pourrez suivre en direct ce débat grâce à la collaboration de l’ASBL RTA, qui est toujours fidèle au poste pour soutenir cette dynamique forte dans le champ notamment des élections. Et puis, ce débat sera également retransmis en radio à travers une radio associative portée par l’ASBL Revers, qui sera également présente ce soir-là. Mais donc, on vous invite avant tout dans l’auditoire. Mais par défaut, le réseau social Facebook page RWLP vous permettra d’être avec nous.«