"La pauvreté coûte cher à la société et appauvrir celui qui est déjà dans l'insuffisance de tout, c'est entrainer d'autres coups par vague !"
Selon les derniers chiffres de l’Onem, 193.904 personnes vont être exclues du chômage dès cette année ! Une réforme portée par le gouvernement Arizona et inscrite dans la loi-programme de juillet 2025.
L’émission « Investigation – RTBF » a suivi, durant plusieurs mois, des personnes directement touchées par cette perte d’allocations de chômage ou d’insertion.
Dans ce contexte, Christine Mahy, secrétaire générale et politique du Réseau Wallon de Lutte contre la pauvreté, a été interviewée.
Pour elle « La pauvreté c’est rempli de coûts cachés. Vous ne savez pas payer un loyer, expulsion, huisser … Tout ça coûte en matière de justice. Ca coûte en services sociaux qui doivent accompagner les CPAS qui vont être mis là derrière, etc. Déménagement parce qu’on ne sait pas payer, ce sont des enfants qui changent d’école. Donc qu’est-ce que ça veut dire en terme d’échec scolaire, d’intégration ? L’endettement ça va très vite.
On a une dégradation de la santé physique parce qu’on va renoncer aux soins, de la santé mentale … Il y a des jeunes, sans le dire à leurs parents, qui entrent dans des petits trafics parce qu’on se rend compte qu’on vit pauvre, que les parents font des efforts, donc on va essayer de plus être à leur charge.
Donc oui, la pauvreté coûte cher à la société. Et appauvrir celui qui est déjà dans l’insuffisance de tout, c’est avec certitude, entrainer d’autres coups par vagues et par effets rebonds. »