La méritocratie: une question qui bouscule

Ce 10 février 2026, dans les locaux de la Ressourcerie namuroise à Suarlée, il a été question de « pauvreté et inégalités sociales », avec un parterre d’entrepreneurs/euses. A l’origine de cette soirée, se trouve OpenFlow, une plateforme coopérative de réflexion, d’échanges de services et de mise en relation. Openflow avait souhaité entamé un cycle de conférence intitulé « (R)Eveillons-Nous », en invitant Christine Mahy du RWLP et l’économiste Philippe Defeyt à débattre.

Et apparemment les échanges ont entraîné des questionnements en profondeur. Ainsi deux jours plus tard, Olivier Wenin, un des fondateurs de Openflow, partage un retour sur la soirée et « ce que cela vient travailler en nous ».

Il évoque notamment la méritocratie. Reprenant le propos de Christine Mahy : « Personne ne se fait tout seul », l’entrepreneur évoque la manière dont cela résonne en lui : « La méritocratie est confortable, elle nous rassure, elle nous permet de croire que si nous avons réussi, c’est uniquement grâce à nos efforts. Mais la question miroir posée hier est dérangeante : quelle part de ma trajectoire tient à mon mérite, et quelle part tient à mon point de départ ? Famille. Codes culturels. Sécurité matérielle. Réseau (…) Si nous voulons contribuer à une économie harmonieuse, alors notre responsabilité est triple : travailler sur notre propre regard (mérite, jugement, projection) ; créer des cadres sécurisants où les talents peuvent émerger ; ne pas oublier le niveau structurel et politique. »

Pour lire l’entièreté de ce retour après conférence.