"Bruxelles promet un monument permanent aux victimes de la crise climatique !"
Ce 15 juillet 2026, à l’occasion de la Journée européenne des victimes de la crise climatique, une cérémonie s’est tenue à Bruxelles, cinq ans après les inondations dévastatrices de juillet 2021. Organisée par Climate Justice for Rosa et la Coalition Climat, dont le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté fait partie, elle a réuni des citoyen·nes, des responsables politiques, des représentant·es d’institutions internationales ainsi que des survivant·es des inondations de 2021 et d’autres catastrophes climatiques, venu·es rendre hommage aux victimes de la crise climatique.
À cette occasion, la secrétaire d’État bruxelloise Ans Persoons a annoncé la création d’un monument permanent dans le quartier européen afin d’honorer la mémoire des victimes de la crise climatique à travers le monde. L’architecte paysagiste Bas Smets a présenté les premières esquisses du projet. Des militant·es ont également mené une action symbolique en érigeant une barrière de sacs de sable et en déployant une banderole portant le message : « Les paroles n’arrêtent pas les inondations ». Par cette action, les militant·es ont appelé les responsables politiques à prendre des mesures pour prévenir de nouvelles catastrophes climatiques.
Cette mobilisation intervient alors que l’Europe connaît de nouvelles vagues de chaleur meurtrières. Elle fait écho à l’action organisée à Verviers le 10 juillet, où les communautés sinistrées et le Réseau wallon de lutte contre la pauvreté ont rappelé que répondre à la crise climatique, c’est aussi protéger les populations les plus vulnérables et lutter contre les inégalités.
Lors de cette cérémonie, Christine Mahy, secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, a rappelé le lien indissociable entre justice climatique et justice sociale :
« Fallait-il la crise du covid, fallait-il les inondations, faut-il la canicule à présent pour réaliser que la crise climatique et ses conséquences sont des crises sociales ? Ce sont les mêmes personnes affaiblies par les restrictions dans la politique du logement, de l’éducation ou de l’emploi qui mourront encore davantage demain de la canicule ou d’une inondation. Si on continue à prendre des mesures qui accablent des personnes et les excluent de droit, on les rend vulnérables à la crise climatique, on en fait des victimes potentielles, décédées où dont la vie sera rendue impossible. »
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