"On le sait, l'épargne n'existe pas ou très peu chez les petits revenus. Et les allocations de chômage sont des petits revenus !"

Parmi les mesures annoncées par le gouvernement fédéral concernant les personnes bénéficiant d’allocations de chômage, l’attention médiatique s’est surtout focalisée sur la limitation des allocations à deux ans maximum, avec pour conséquence la perte de revenus pour de nombreuses personnes !
 
Mais une autre mesure vient encore alourdir la situation de celles et ceux qui ne seront pas exclu·es. A partir du 1er juillet 2026, la réduction d’impôts accordée jusqu’ici aux bénéficiaires d’allocations de chômage, ne s’appliquera plus.
 
Jusqu’à présent, les personnes qui recevaient des allocations de chômage bénéficiaient d’une réduction d’impôt – une réduction à laquelle le gouvernement veut mettre fin progressivement jusqu’à 2029  avec comme objectif « d’encourager » les demandeurs d’emploi à retrouver un travail.
Dans un contexte où les revenus de remplacement ne permettent pas toujours de couvrir les besoins essentiels, les ménages déjà fragilisés subiront une pression fiscale accrue.
 
Pour Christine Mahy, secrétaire générale et politique du Réseau Wallon de Lutte contre la pauvreté, cette mesure risque de créer de l’endettement! « On le sait, l’épargne n’existe pas ou très peu chez les petits revenus. Et les allocations de chômage sont des petits revenus !
 
Donc, il est probable, au delà du fait que ça réduise les pouvoirs de vivre des ménages tous les mois, que ça entraine, éventuellement, un endettement. »