#FrigoVide : la violence toujours plus grande de l’appauvrissement
Le RWLP prend part à la campagne #FrigoVide et appelle les gouvernements à prendre des mesures urgentes et structurelles pour garantir le droit à une alimentation digne pour toutes et tous.
En s’alliant à cet appel de services à bout de souffle, le RWLP non seulement dénonce des choix politiques inacceptables qui génèrent une explosion des besoins et une réduction des soutiens. Mais il martèle aussi que les gouvernements doivent/devraient garantir des droits structurants à la population, fondés sur la dignité humaine et le droit à l’aisance.
Comment ? Par des revenus qui permettent de vivre (non pas de survivre), par des logements de qualité et payables, par des services publics accessibles à tous et toutes, par des emplois rémunérateurs, par un soutien à la hauteur du nécessaire pour les étudiants « pauvres », etc.
Et sur le terrain du droit à l’alimentation, par l’accès de l’ensemble des ménages à une alimentation saine, suffisante en quantité, librement choisie et achetée. Il est vital de s’engager en soutien de toutes les initiatives qui vont dans ce sens, celles qui rendent aux populations « le pouvoir des vivres » (titre d’une recherche participative menée récemment par l’ASBL RTA avec les témoins du vécu militant·es du RWLP).
Ne soyons pas naïfs, les orientations prises sont bien différentes. Les mesures appauvrissantes se multiplient. L’accès aux droits se montre entravé pour beaucoup. On le constate : de plus en plus de personnes sont dans le besoin immédiat de recourir à l’aide alimentaire. Car il faut manger, si possible chaque jour. Il n’est même pas question de choix dans ses courses ou de restrictions que l’on devrait s’imposer ; mais de survie.
Tant que le renforcement de politiques structurelles au bénéfice de droits consolidants pour tous n’est pas mené, il apparait impossible de se passer du circuit parallèle que constitue l’aide alimentaire, de cette forme de normalisation des inégalités criantes que nous connaissons en matière alimentaire. Atteindre à cette aide revient à enfoncer, à accabler davantage encore celles et ceux que l’on plonge dans le « trop peu de tout ».
Une triple violence s’opère dès lors aujourd’hui sur ces populations :
- la violence liée aux droits qu’elles n’ont pas,
- la violence de l’appauvrissement croissant provoqué par de récentes mesures gouvernementales,
- et la violence de la disette dans laquelle entre le secteur de l’aide alimentaire !
Tout ceci est inacceptable.