9 femmes résistantes d’hier et d’aujourd’hui !

En ce 8 mai, date historique marquant la défaite de l’Allemagne nazie en 1945, la Coalition 8 mai organisait au Cinex, à Namur une soirée intitulée « 9 femmes résistantes d’hier et d’aujourd’hui« . Une soirée forte, habitée par des récits de vie, de courage, de luttes et d’engagements, où neuf femmes ont pris la parole pour témoigner de leurs parcours. Des résistantes de la Seconde Guerre mondiales aux résistantes d’aujourd’hui, toutes ont rappelé combien la vigilance et les combats collectifs restent nécessaires.

A travers cette initiative, la Coalition 8 mai poursuit son combat qui est de faire du 8 mai un jour férié à nouveau. Une manière de préserver la mémoire, mais aussi de rester attentifs à la montée actuelle de l’extrême droite.

Pour Ellen De Soete, créatrice de la Coalition 8 mai, cet enjeu est essentiel : « Il est important que les jeunes sachent ce qu’il s’est passé. Le fascisme remonte aujourd’hui, de plus en plus fort. Nous devons rester vigilants et continuer à nous battre pour notre liberté. »

Elle insiste également sur l‘importance de transmettre l’histoire aux nouvelles générations. Selon elle, même si l’histoire ne se répète jamais exactement de la même manière, la connaitre reste indispensable pour comprendre le présent et construire l’avenir. 

Dans ce contexte, Christine Mahy, secrétaire générale et politique du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté, faisait partie des invitées de la soirées, aux côtés notamment de Marie Mercier, Marie-Noël, Lucienne Pagès. Monique, Simone, Joséphine, Hélène ou encore Madeleine ont également été mises à l’honneur à travers des témoignages mêlant mémoire historique et combats sociaux d’aujourd’hui.

Lors de son intervention, Christine Mahy s’est dite profondément troublée par l’intensité des récits entendus, par tout ce que ces femmes ont vécu, porté et continuent encore aujourd’hui à défendre. Elle a aussi fait le parallèle avec les femmes qui militent au RWLP. Des femmes dont le quotidien est souvent parqué par le manque, le « trop peu de tout », mais qui trouvent malgré tout l’énergie de venir au Réseau pour mener ensemble des combats collectifs.

Elle a ensuite partagé combien son parcours avait été nourri par deux femmes dont elle parle dans sa prise de parole. A travers ces rencontres, elle rappelle que, même sans histoire familiale directement liée à la Résistance, il est possible d’apprendre à devenir résistant·e au contact d’autres personnes. Comme elle l’a exprimé, la résistance n’était pas dans ses gènes, mais dans les rencontres qu’elle a faites.

A travers ses mots, « Résistons et agissons !« , Christine Mahy a également rappelé que résister aujourd’hui, c’est aussi défendre le droit à la dignité humaine. 

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Prise de parole de Christine Mahy à partir de 01h05’17 jusque 01h14’31