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"En fin de semaine passée, 37 demandes de locaprêts, ces prêts à taux zéro accordés par la Wallonie aux locataires qui sont financièrement touchés par la crise du coronavirus afin de leur permettre de payer leur loyer, avaient été introduites et deux de ces prêts avaient déjà été accordés, a indiqué le ministre wallon du Logement, Pierre-Yves Dermagne (PS), mardi soir, en commission spéciale du parlement régional."

Lire l'article ICI

Bien plus qu’une aide financière unique trop basse et trop ciblée (laissant de côté les ménages que la perte de revenu précipite sous le seuil de pauvreté) comme l’envisage actuellement le Gouvernement. Les acteurs du social et du socioculturel parlent d’une voix et demandent : une stratégie de déconfinement qui prenne au sérieux toutes les populations !

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 Près de 300 organisations des secteurs social et socioculturel au sens large, soutenus par des acteurs du monde académique, demandent deux mesures essentielles pour un plan de déconfinement social. Ensemble du Nord et du Sud du pays, ils exigent des Gouvernements responsables, fédéral et fédérés, et demande au Conseil National de Sécurité interfédéral d’intégrer à leur stratégie de soutien économique et de soulagement des familles, l’impérative urgence d’un plan de déconfinement social au sens plein du terme. Celui-ci doit s’appuyer sur deux aspects :

  • Une aide directe financière mensuelle urgente du fédéral vers les ménages appauvris, avec un principe de confiance : une allocation mensuelle Covid19. Une aide financière directe vers les ménages exposés est cruciale aujourd’hui, comme le sera dès demain le rehaussement des allocations sociales et revenus au minimum au-dessus du seuil de pauvreté, et le renforcement de la sécurité sociale.
  • La planification d’un déconfinement organisé avec et par les acteur.trice.s concerné.e.s qui représentent ces populations vulnérables, et leur équipement et ce, dans une synchronisation avec les entités fédérées, à l’instar de ce qui se passe pour l’enseignement, les crèches et garderies et le sport.

 

Depuis le 13 mars 2020, la Belgique vit au rythme du COVID. Le confinement, nécessaire pour ralentir la progression du virus, atterrit brutalement sur un terreau d’inégalités. Le confinement révèle implacablement cette pauvreté, le non-accès aux droits de base vitaux pour une part importante de la population, l’oubli de vulnérabilités diverses. Les derniers chiffres datant d'avant la crise sanitaire indiquaient que 16,4% de la population belge, soit plus de 1,8 million de personnes au total (!) vivaient avec un revenu inférieur au seuil de pauvreté, le nombre le plus élevé depuis le début des mesures systématiques dans notre pays. Cette crise sociale déjà pré-existante ne sera qu'exacerbée par la crise Covid. Encore plus de personnes seront poussées dans la pauvreté et leur survie sera encore plus difficile : l’ERMG établit à près de 30% la part de la population en perte nette de revenus depuis le début de la criseLa perte de ressources financières se double de l’angoisse de cette réalité et du stress engendré par cette crise sanitaire sur la dégradation de la santé mentale individuelle et collective.

Lire la suite ICI

Contacts:

  • Caroline Van der Hoeven, coordinatrice de BAPN (Réseau belge de lutte contre la pauvreté) : 0474/559611
  • Christine Mahy, secrétaire générale du RWLP : 0498/448238

Presse:

7sur7

Sudinfos

CanalC

Les signataires:

BAPN - Belgian Anti-Poverty Network – 11.11.11 – ABVV / FGTB – ABVV Senioren – ACFR Femmes en Milieu Rural – ACLVB / CGSLB – ACRF Femmes en milieu rural – Action Vivre Ensemble – Actrices et Acteurs des Temps Présents – ACV / CSC – AFICo – Agathe Osinski, UCLouvain – Agnès Ponsar, HELHa – Aide et Reclassement – AIS Nord-Luxembourg – AJMO – Alban De Kerchove d'Exaerde, ULB – AMO Agora Jeunes – AMO Canal J – AMO CIAJ – AMO Color'Ados – AMO Droit des jeunes – AMO Inter-actions – AMO Jodoigne – AMO La Chaloupe – AMO Latitude J – AMO Mic-Ados – AMO Parler Pour Le Dire – AMO Passages – AMO Rythme – AMO Samarcande – AMOSA, Action en milieu ouvert, secteur d'Ath – Anne-Emmanuelle Bourgaux, UMons-ULB – Annemie Schaus, ULB – Annick Comblain, ULiège – Antoine Printz, UCLouvain – Antonino Mazzù, ULB – APL A toi Mon toit – APNU – Arbor & Sens – Article 27 Bruxelles – Article 27 Wallonie – ASM - Association syndicale des magistrats – ASPH – Association Culturelle Joseph Jacquemotte – Associations 21 – ATD Quart Monde Belgique / ATD Vierde Wereld België – Atelier des Droits Sociaux – ATTAC Charleroi – ATTAC Liège – AVANTI asbl – Badje – Bea Cantillon, Universiteit Antwerpen – Benoit Thirion, UCLouvain – Bérénice Storms, Universiteit Antwerpen – Bernard Delvaux, UCLouvain – Bertrand Renard, UCLouvain – Bind-Kracht – Bond Beter Leefmilieu – Brussels Platform Armoede – Bureau des femmes de la FGTB wallonne – C-Paje – Carla Nagels, ULB – Caroline Lamarche, écrivaine – Caroline Nieberding, UCLouvain – Carta Academica – CEFOC – CEMEA – Centre culturel Bruxelles-Nord - Maison de la création – CAI, Centre d'action interculturelle de la province de Namur – Centre d'Appui aux services de médiation de dettes de la Région de Bruxelles-Capitale – Centre de Planning familial Leman – Centre Régional d'action interculturelle du Centre – Centre Régional d'Intégration de Charleroi – Centre régional d'Intégration de Mons Borinage – CETRI - Centre tricontinental – CFFB, Conseil des femmes francophones de Belgique – CHACOF – Chaînes de Services et d'Amitié – Chez Zelle – Chloé Salembier, UCLouvain – Christine De Bauw, Henallux – Christophe Soil, ULB – CIRE – CISP AVANTI – CISP Cap Terre – Club Achille Cavée – CNCD-11.11.11 – COJ – Collectif des femmes – Collectif Solidarité Contre l'Exclusion – Comité de Vigilance en Travail Social – Comme Chez Nous – Commissie Sociale Integratie en Bestrijding van de Kansarmoede van het FAVO / Commission mixte égalité des chances et lutte contre la pauvreté du CCFA – Commission Justice & Paix – Compagnons Dépanneurs Namurois – Corinne Boüüaert, ULiège – CPCP – CRILUX – CRVI - Centre régional de Verviers pour l'Intégration – Culture & Démocratie – Culture et développement – CWEHF – Dan van Raemdonck, ULB et VUB – Decenniumdoelen – Défense des Enfants International – Belgique – Diane Bernard, Université Saint-Louis – Dynamo International – Eco-Vie – Ecole Supérieure d'Action Sociale HELMo – Edoardo Traversa, UCLouvain – Ella – Equipe Pauvretés de Beloeil Bernissart – Equipes populaires – Eric David, ULB – Eric Vilquin, UCLouvain – Espace Seniors – FAPEO – FDSS, Fédération des services sociaux – Fédération des Associations Sociales et de Santé – Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial – Fédération des Maisons de Jeunes en Belgique francophone – Fédération des maisons médicales – Fédération indépendante des Seniors – Fédération laïque de centres de planning familial – Fédération Wallonne de Promotion de la Santé – FedOS – FEF, Fédération des étudiant.e.s francophones – Femmes Prévoyantes Socialistes – FGTB Bruxelles – FIAN Belgium – FIPE - Fédération des Institutions de Prévention Educative – Fondation Anne-Marie Lizin – Form'Anim asbl de Seraing – Franck Dumortier, UNamur – Françoise Bartiaux, UCLouvain – Front Commun des SDF/Gemeenschappelijke Daklozen Front – Furia – Gabrielle Lefèvre, journaliste – GABS – Gang des vieux en colère – Garance – GénérationS aisbl – Greenpeace – Grégoire Wallenborn, ULB – GRIP – GroenPlus – Groupement territorial pour la santé mentale à Seraing – Habitat et Participation – Handijob' Project – HELHa Cardijn, département social – Hélène Ancion, IEW – Hendrik Ferdinande, Universiteit Gent – Hervé Pourtois, UCLouvain – I Care – Ides Nicaise, KU Leuven – IHOES – Indépendance & Dignité – Infor-Drogues – Inter-Environnement Bruxelles – Jacinthe Mazzocchetti, UCLouvain – Jacques Englebert, avocat, ULB – Jacques Marlier, ULB – Jacques Moriau, ULB – Jean Salmon, ULB – Jean-François Rees, UCLouvain – Jean-Marc Sparenberg, ULB – Jean-Marie Dermagne, avocat, UCLouvain – Jean-Michel Decroly, ULB – Jean-Paul Lambert, Université Saint-Louis – JOC – John Nève, Université Saint-Louis – Jozef Pacolet, KU Leuven – Juliette Woitchik, Université Saint-Louis – Kairos Europe – Koen Hermans, KU Leuven – Kristel Driessens, Karel de Grote Hogeschool – L'Atelier – L'Echalier – La Bambinerie – La CODE – La Maison Source – La Rochelle – La Teignouse – Latitude Jeunes – Laura Merla, UCLouvain – Le 210 – Le Babibar / Les parents jardiniers – Le Forum - Bruxelles contre les inégalités – Le Germoir – Le Monde des Possibles – Le Quinquet – Les Amis de la Terre Belgique – Les Grignoux – Lieven De Cauter, KULeuven – Liga voor Mensenrechten – Ligue des droits humains – Limburgs Platform voor Mensen op de Vlucht – Links Ecologisch Forum – Maison du Peuple d'Europe – Maison médicale du Laveu – Making Latin Women Visible - SIEMPRE – Marc Jacquemain, ULiège – Marc-Antoine Gavray, FNRS / ULiège – Marco Martiniello, ULiège – Marie-Sophie Devresse, UCLouvain – Mateo Alaluf, ULB – Maxi-Liens – Médecine pour Le Peuple – Médecins du Monde – Mejed Hamzaoui, ULB – Michel Gevers, UCLouvain – Michel Loriaux, UCLouvain – Min Reuchamps, UCLouvain – Miroir Vagabond – MOC Namur – Mode d'Emploi – Mojoca – Mouvement Lire et Ecrire – Mouvement Luttes-Solidarités-Travail (LST) – Mylene Botbol-Baum, UCLouvain – Nathalie Frogneux, UCLouvain – Nationale Hoge Raad voor Personen met een Handicap / Conseil Supérieur National des Personnes Handicapées – Naturawash Lessive Solidaire – NEOS – Netwerk tegen Armoede – Nicolas Bárdos-Féltoronyi, UCLouvain – Noël B. Salazar, KULeuven – OKRA – Olivier De Schutter, UCLouvain – Olivier Servais, UCLouvain – ORBIT vzw – Partenariat Intégration cohabitation à Laeken – Pascale Vieille, UCLouvain – Patrick Henry, ex-président d'Avocats.be – Paul Lowenthal, UClouvain – Periferia aisbl – Philippe Van Parijs, UCLouvain – PhiloCité – Pierre Galand, ULB – Pietro Pizzuti, comédien – Présence et Action culturelles – Projet LAMA – Rainbowhouse Brussels – Réseau Justice fiscale – Réseau Solidarcité – Riccardo Petrella, UCLouvain – RIEPP – Robert Plasman, ULB – RTA – RWDH – RWLP - Réseau Wallon de Lutte Contre la Pauvreté – SAM, Steunpunt Mens en Samenleving – Samenlevingsopbouw – Sandrine Detandt, ULB – Santé, Communauté, Participation – SAW-B – Serge Jaumain, ULB – Sixtine van Outryve, UCLouvain – Soleil du Coeur – Solidarcité – Solidarimmo – Solidaris – Solidarités Nouvelles – Stéphane Ginsburgh, musicien – STICS – Syndicat des locataires – Synergie Wallonie pour l'Egalité – Tanguy de Foy, APSY-UCLouvain – Théâtre Les Tanneurs – Thierry Moreau, UCLouvain – Tim Goedemé, Universiteit Antwerpen – Uit de Marge – Vanessa De Greef, FNRS et ULB – Véronique van der Plancke, avocate, UCLouvain – Vie féminine – Vincent Engel, UCLouvain – Vincent Yserbyt, UCLouvain – Vlaams Welzijnsverbond – Vlaamse Actieve Senioren – Vrouwenraad – VZW Kind en Preventie – Welzijnsschakels – Welzijnszorg – Yves Moreau, KULeuven.

 

"A 47 ans, Nadia (nom d’emprunt), aide ménagère, s’est retrouvée en chômage temporaire, suite aux nombreuses annulations de clients. Alors qu’elle gagnait entre 1500 et 2000 euros, elle doit vivre aujourd’hui avec 1100 euros. Elle fait face, seule, mais l’inquiétude est là.

Je ne sais pas quand je pourrai reprendre mon travail. J’ai peur des imprévus, que ce soit au niveau de ma santé, ou d’un problème dans mon appartement.

Financièrement, Nadia doit faire attention à chaque euro dépensé. "Les prix ont augmenté et il n’y a plus de promotions dans les grandes surfaces. Je n’ai plus osé prendre ma voiture, pour éviter de mettre de l’essence. J’ai aussi peur d’être embarquée dans une ambulance si je suis malade car le prix est très cher si on a le virus. Notre patron nous a déjà dit que pas mal de clients avaient renoncé à nos services. Faut-il s’attendre à des pertes d’emplois ? On ne sait pas…""

Lire l'article ICI

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Plan National de Réforme 2020 de la Belgique

La priorité sociale ENFIN au cœur des réformes ?  Des grandes déclarations aux politiques engagées concrètes ?!

 La Belgique a remis son Plan National de Réforme 2020 (PNR) à la Commission européenne qui l’a publié sur son site.

Le PNR est un outil majeur qui s’inscrit dans le cadre du Semestre européen qui expose les grandes lignes de la politique socioéconomique nationale visant à atteindre les objectifs de la Stratégie Europe 2020. Il sert de base au contrôle multilatéral destiné à évaluer les progrès réalisés par les Etats membres et son examen s’articule avec celui du Programme de stabilité : il s’agit véritablement d’un contrat entre l’Etat membre et la Commission européenne en vue d’atteindre des objectifs à réaliser dans cinq domaines :

  • Emploi
  • Recherche & Développement
  • Changement climatique et énergie
  • Éducation
  • Pauvreté et exclusion sociale

Or, nous constatons que :

La pauvreté en Belgique n’a cessé d’augmenter ces dernières années et les objectifs européens 2020 pour la Belgique n’ont pas été atteints (pour rappel, la Belgique devait sortir 380.000 personnes de la pauvreté  entre 2010 et 2020; or, plus de 100.000 personnes supplémentaires y sont entrées); les mesures gouvernementales étaient donc visiblement inadéquates et insuffisantes et on sait déjà que  la crise sanitaire COVID19 va encore augmenter le nombre de pauvres sur le court et le long terme.

Pour la première fois, en plus de l'avis du CSNPH, un avis de la Plate-forme belge de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale a été inclus dans le PNR. Il s'agit d'une avancée importante car de cette manière un large groupe de parties prenantes, notamment les réseaux de lutte contre la pauvreté, les partenaires sociaux, les instituts de recherche et les institutions publiques, ont pu présenter leurs recommandations sur la lutte contre la pauvreté.

Dans leurs avis, le CSNPH et la Plateforme belge contre la pauvreté et l’exclusion sociale ont souligné l’importance et l’urgence de prendre de nouvelles mesures pour définir un véritable plan interfédéral de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale assorti d’une vision claire, d’objectifs concrets, de moyens réels et d’indicateurs de suivi. Il faut plus que jamais assurer la protection sociale des personnes handicapées et des personnes pauvres : cela implique

  • d’assurer des revenus d’un niveau décent et des allocations à tout le moins relevées au seuil de pauvreté,
  • des bien et des services collectifs en suffisance et accessibles à tous,
  • des soins collectifs de qualité et accessibles à tous,
  • des logements adaptés en suffisance,
  • un accès à un travail digne,
  • la participation des personnes concernées aux processus de décision et d’évaluation des mesures

Il est absolument nécessaire que le CSNPH et la Plateforme belge contre la pauvreté et l’exclusion sociale soient sérieusement pris en compte car, à politique égale, les problèmes de pauvreté et d’exclusion dans notre pays ne seront jamais résolus

La situation n’a jamais été aussi dramatique et urgente. Les bonnes décisions européennes, nationales et régionales doivent être prises dans les prochaines semaines. Le CSNPH et BAPN, espèrent vivement que l’ensemble des autorités belges et la Commission européenne intègreront les demandes des personnes handicapées, des personnes malades et des personnes pauvres.

Pour le BAPN

Guy Tordeur

Pour le CSNPH

Gisèle Marlière

Pour plus d’informations

 *    Guy Tordeur (BAPN) , 0474 55 96 11 : le BAPN représente les quatre réseaux régionaux de lutte contre la pauvreté et leurs associations affiliées aux niveaux fédéral et européen. Le BAPN facilite la participation des personnes en situation de pauvreté à la Plateforme belge et a contribué à la rédaction de l’avis de la Plateforme.

 *    Gisèle Marlière (CSNPH) , 0478 36 22 70 : le CSNPH représente les personnes handicapées de Belgique dans toutes les matières qui, au niveau fédéral, sont susceptibles d'avoir des conséquences sur leur vie.

 

Suite au communiqué de presse NON aux masques qui creusent les inégalités, plusieurs médias ont réagit, mini revue de presse :

-> METRO

-> L'Avenir

-> RTL

 

"Les arrêts maladie, le chômage partiel ou l’augmentation des produits de première nécessité plongent les budgets des ménages les plus modestes. Avant la crise 1,8 million de personnes se trouvaient déjà sous le seuil de pauvreté en Belgique, soit environ 16% de la population. Pour la secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, la réponse des autorités pour accompagner ceux dont les revenus sont les plus faibles et qui sont touchés de plein fouet par la crise économique et sociale est variable.

Le mot "social" est "pollué"

Par ailleurs, la secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté estime que le mot "social" est "pollué" dans la communication du gouvernement car "il est systématiquement associé au chômage temporaire et donc aux travailleurs". Si le réseau wallon défend la faculté de recourir au chômage temporaire, il estime que le mot "social" ne doit pas s’arrêter là mais doit "tenir compte de l’ensemble de la palette des habitants qui composent une société", donc ceux qui ne travaillent pas également comme les pensionnés, ceux qui sont en maladie invalidité ou qui bénéficient d’allocations sociales, par exemple.

Christine Mahy estime qu’il y a "une urgence impérative à s’intéresser à eux dans la cadre du déconfinement parce que la crise sanitaire, elle se superpose déjà à la crise. Une crise sociale que certains vivent depuis longtemps". Elle juge également que le déconfinement devrait davantage prendre en compte ce public précarisé en tenant compte de tout un tas d’éléments comme l’accès à l’alimentation mais aussi présence des acteurs de terrain pour les accompagner et qui travaillent dans le relationnel. "Quand on est dans un milieu mal logé, dans un quartier en surpopulation, dans un environnement où il n’y a pas d’espace vert, on a beaucoup plus besoin de ces acteurs"."

-> Voir l'intervention de Chritine Mahy RTBF  ICI

-> Artcile de 7sur7 ICI

-> Interview sur LN24 ICI

-> La Meuse ICI

 

Pour que les enjeux du "déconfinement" réussissent sans laisser énormément de monde derrière, le RWLP demande 1/1/1 en même temps !

  • 1. des aides dans le champ de l'économie -
  • 1. un soutien aux familles en général -
  • 1. des aides en faveur des populations vulnérables!

Et plus de moyens pour des acteurs de terrain qui iront travailler au plus près des gens !

Intervention de Christine Mahy à 37min50 - voir la vidéo ICI

 

"...je trouve que c’est une période très particulière, très bousculante, avec une facette angoissante, insécurisante et on se demande comment tout cela va tourner ou va finir. En même temps, et paradoxalement, c’est une période unique où se révèlent toute une série de choses qui étaient tenues invisibles depuis longtemps. Certaines choses sont entendues et écoutées alors qu’avant la crise elles étaient inaudibles ou mises sur le côté."

Lire l'interview complet ICI

 

"Aujourd’hui "grâce" au confinement nous nous rendons toutes et tous compte que l'humain à besoin de se réaliser, de ne pas juste "vivoter", nous avons besoin de sortir, de se relaxer etc ne pas vivre cela c'est le quotidien des personnes appauvries!"

Intervention de Christine Mahy à 29min Voir le reportage ICI

 

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Communiqué de presse.

Biens sanitaires obligatoires, les masques doivent être distribués gratuitement, sous peine de renforcer les inégalités et de stigmatiser les plus vulnérables !

Alors que les Réseaux de lutte contre la pauvreté s’investissent sans relâche pour limiter les effets de la crise sanitaire qui se superpose aux inégalités et à la crise sociale préexistante, quelle n’est par leur stupéfaction de constater la commercialisation de masques chirurgicaux dans les supermarchés. Les associations de lutte contre la pauvreté alertent fortement : la population a besoin de se sentir soutenue pour les efforts individuels et quotidiens qu’elle fait, par un gouvernement qui l’équipe gratuitement de masques adaptés alors qu’il les rend obligatoires dans les transports en commun, pour se rendre dans certains services ou milieux professionnels. C’est d’autant plus indispensable pour les populations confrontées à la pauvreté, qui vivent dans des conditions matérielles très limitées que cette épidémie complique encore.

Les Réseaux de lutte contre la pauvreté constatent une grande difficulté de compréhension des recommandations fédérales concernant le port du masque. Les déclarations politiques et/ou scientifiques des dernières semaines ont fortement évolué, passant de déconseiller, à conseiller, et à nuancer le port du masque, avec des avis variables et divergents sur le niveau de protection, les types de masques, les méthodes à employer pour les gérer (chirurgicaux ? FFP2 ? Tissu ? Coton, polystyrène ? Réutilisables ? Quelle taille, couvrant ? A changer à quelle fréquence ? Lavables à combien de degrés ? Quel détergent ? A la vapeur ? Comment procéder quand on est porteur de handicap, en perte de dextérité, lorsqu’on est asthmatique, allergique, etc.). Des initiatives locales mobilisant très majoritairement des femmes se sont multipliées alors que la population est laissée à sa responsabilité individuelle, poussée à produire elle-même des masques en tissus, stressée par les erreurs qu’elle pourrait faire dans le mode de fabrication, le tissu employé, la manière de gérer ceux-ci, ajoutant de l’angoisse dans une situation qui n’en manque déjà pas. Comment les populations les plus pauvres (mal-logées, ou à la rue, avec de beaucoup trop petits revenus) peuvent-elles gérer cela ? Rien ne dit qu’elles disposent d’une machine à lessiver le linge, d’un lavoir qui nécessitera peut-être de s’y rendre en transport en commun, encore moins un fer à repasser, d’appareils et sources d’énergie pour faire bouillir de l’eau, ou que les conditions de survie permettent de donner une priorité à cela.

Ce mardi 5 mai, et malgré les annonces politiques garantissant la distribution d’au moins un masque certifié de qualité par personne, beaucoup n’en disposent toujours pas ! Mais de plus qu’apprend-t-on ? Qu’à partir de cette date des masques chirurgicaux sont disponibles et commercialisés dans les grandes surfaces ! Certes avec une TVA à 6%, vendu à prix coûtant, et/ou avec un versement du surplus à une œuvre… la belle jambe pour celui qui doit débourser, impossible d’utiliser un paquet de pâte en guise de masque ! Une boîte de 50 masques pour 31,49€ ! Pas cher du tout diront certains (qui seront peut-être en capacité de faire du stock, sans savoir si un marché noir de vente à la pièce ne vas pas se développer), quand pour d’autres tout préfinancement est inimaginable, car immobiliser 31,49€  quand on compte à l’euro près, ce n’est juste pas possible. Et la vente en paquets de 5 unités annoncée à 3,85€ reviendra plus cher ! Sans compter que l’usage du masque sera très variable et inégal selon que la famille est nombreuse ou pas, dispose d’un véhicule privé ou se voit contrainte d’utiliser souvent les transports en commun, souffre d’une maladie chronique ou pas, dispose de services de proximité ou pas, etc.

Toutes dépenses imprévues, exceptionnelles, supplémentaires, comme le sont la gestion des masques en tissus ou l’achat de masques chirurgicaux, dans un ménage avec des revenus sous le seuil de pauvreté[1], ou en flux tendu sans épargne[2], ou parfois sans plus aucun revenu à cause de cette épidémie, augmentent les problèmes. Cette réalité est de nature à « montrer du doigt », marginaliser les familles qui ne porteront pas de masque et à entraîner des sanctions dans la foulée, ou à ce que la famille se prive encore plus de l’essentiel déjà sous-existant pour obéir à la règle, ou qu’elle prenne des risques pour sa santé et celle des autres en utilisant des masques usagers. Le coût financier et social risque de peser lourd une fois encore sur des ménages déjà affaiblis par les inégalités préexistantes et cette crise sanitaire surajoutée.

Pour les Réseaux de lutte contre la pauvreté, cette situation est inacceptable. Ils demandent :

-     -   En priorité, la distribution des masques chirurgicaux gratuits, biens sanitaires de première nécessité pour combattre l’épidémie (pour lesquels l’Etat doit assurer le contrôle qualité), accompagnée de conseils et apprentissage à l’utilisation raisonnable et adaptée de ceux-ci.

-      -  Si des masques en tissus doivent être utilisés aussi, il faut en garantir la qualité, expliquer l’usage, et s’assurer de la capacité matérielle du ménage à les gérer, ou aider matériellement ce ménage à mettre en place les solutions pour cela. Si en tout temps, les Régions, avec l’aide de l’Etat fédéral, devraient garantir le droit à l’eau et à l’énergie pour que toutes les familles puissent mener une vie conforme à la dignité humaine, c’est vital durant toute la durée de la gestion de l’épidémie. Aucun ménage ne doit risquer une coupure, limitation ou un endettement lié à une consommation accrue.

-     -   L’organisation de cette distribution des masques (papier et tissus) par des organismes, des métiers, qui peuvent apporter des explications claires et complètes, des précautions à prendre, des peurs à dépasser, des conseils pour l’utilisation et la gestion de ceux-ci., Ils seront chargés de rappeler que le masque sans distanciation physique et les gestes barrières est inopérant, voire dangereux. Mais ils pourront aussi accorder une attention particulière à l’adaptation des quantités et des types de masques pour les familles pauvres, les malades chroniques, les personnes sourdes ayant besoin de masques à visière pour la lecture labiale, etc. Ce pourrait être, les pharmacies, les maisons médicales, les médecins traitants, les hôpitaux, les services qui exercent un métier au domicile des familles, les services de prévention santé, les CPMS, les centres de planning familiaux, L’ONE/Kind en gezin, les crèches, les CPAS, les services sociaux communaux, les kinés, etc.

 

Contact presse -> Julie Mawet – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   - 0476/ 96 95 26 ou 081/ 31 21 17

 


[1] 16,4 % de la population belge vit sous le seuil de pauvreté, soit plus de 1,8 million de personnes, soit le pourcentage le plus élevé depuis que celui-ci est calculé.

[2] 25,3 % de la population belge ne dispose pas d’épargne.

 

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